jeudi 23 février 2017

"Les Dames de Riproles" vous invitent dans leur monde

     Prêt à remonter le temps jusqu'en 1416 ? Il s'y passe beaucoup de choses, notamment en Normandie...  Me voilà donc de retour pour vous donner un peu plus de détails sur ma série, et plus précisément, pour vous présenter l’univers des "Dames de Riprole".

Riprole est le nom du domaine, d’une petite forteresse et des seigneurs d’un pauvre fief normand, entièrement de mon invention, comme il devait y avoir une multitude en 1416 à travers la France. Niché au cœur de la campagne, entre pâturages, terres de labours et forêt, le vieux château à subit l’outrage des ans, et surtout celui d’une rude bataille essuyée treize ans plus tôt, et ayant laissé orphelins les enfants du seigneur du lieu. Trois frères et une sœur.

     L’époque n’a rien de tendre. Henri V, le roi d’Angleterre, a décidé de conquérir la France et face à son avancée, les épisodes d’une guerre endémique se succèdent,  secouant régulièrement la Normandie. À cela s’ajoute la folie du roi de France, Charles VI, qui voit sa mise en tutelle se transformer en guerre civile entre les partisans des Armagnacs et des Bourguignons.

     Impossible de ne pas choisir son camp pour les chevaliers de la famille. Et si tous conserve leur loyauté au roi de France, ils mènent la guerre de façon parfois très dissemblable.

     Point de richesses ou de cour à Riprole, mais des seigneurs et une première châtelaine secondant leurs gens pour rentrer les récoltes, soigner les bêtes ou entretenir les bâtiments. La religion occupe une place importante, et impose un système de valeur qui place les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Être guérisseuse ou rêver de devenir ménestrel dans ce monde manichéen ne va pas de soi, et peut même se révéler singulièrement dangereux.

     Voilà le décor planté pour aborder le premier tome de la série. Naturellement, tout ceci va évoluer au cours de l'histoire, en fonction des rencontres et des décisions plus ou moins sages prisent par nos héros et nos héroïnes.

  

La majeure partie de l’histoire se passe donc en Normandie, mais les aventures des uns et des autres vont parfois les amener à voyager à travers le pays. Si le tome 1, "La Dame du Vallon perdu," se centre sur Riprole et l'histoire d'Isabelle, son frère, Béranger, le plus jeune de la fratrie, va se retrouver dans les Vosges dans le tome 2, Les Noces de l’innocence, avant de faire un détour par Paris. Le bel Arnault, ne sera d’ailleurs pas en reste de pérégrination dans le tome 3, L’Épervier de l’Espoir, en franchissant les lignes anglaises ennemies pour s’enfoncer dans le Callaisis. Quant aux deux derniers tomes, le 4 se recentrera sur la Normandie, et le 5ème et dernier ramènera un des personnages secondaires du tome 1 de l’Aveyron. Ainsi la boucle sera bouclé ^^.

    
 Tous les tomes de cette série sont bâtis  de la même manière: treize chapitres, un épilogue, et une prise de parole alternée un chapitre sur deux entre les deux personnages principaux. En clair, vous suivrez l'histoire à la fois du côté féminin et du côté masculin.

La particularité de ces romans  est  aussi de pouvoir se lire de deux façons. Soit comme une suite, pour suivre le fil d'une épopée familiale. Soit comme des livres totalement indépendant, relatant la quête d'un  personnage et sa rencontre avec une nouvelle héroïne, qui deviendra ensuite partie intégrante de l'histoire sous forme de saga (et ainsi de suite).

 Alors, sont-ce des romances ? Oui, et non. Oui, si vous lisez un tome au hasard, et que vous vous arrêtez à la formation du couple évoqué dans ce tome. Non, si vous décidez de suivre l'histoire complète de la fratrie que je mets en scène. À ce moment, l'aspect historique reprend toute son importance, avec notamment certains rebondissements, issus des aventures relatées dans les tomes précédents. Je préfère donc parler, d'historique romancé mêlant plusieurs histoires d'amour.

    Mais quant est-il plus précisément des personnages ? La galanterie chevaleresque, mais également le titre de cette série, m’oblige à demander à ses dames de s'avancer en premier pour vous les présenter:

     Dans le tome 1 : « La Dame du Vallon Perdu », Isabelle occupe la place centrale. Jeune châtelaine normande, sœur de trois frères, orpheline très jeune, elle a grandi en bénéficiant de l’amour de sa nourrice. La forteresse où elle vit menace ruine. Son frère aîné a disparu lors de la bataille d’Azincourt, et le second se comporte comme un ours réveillé en plein hiver. Reste heureusement son petit frère, dont elle s'occupe comme une mère et qui la soucie toujours beaucoup. Douce et bienveillante, elle aimerait se marier à l’exemple des filles des châtellenies voisines, mais le domaine est si pauvre que sa dote se limite à sa simple beauté. Ainsi ne fait-elle pas la difficile lorsque son frère décide de la marier à l'un de ses alliés, jusqu'à ce qu'un mauvais coup du sort place un mystérieux chevalier errant sur sa route.

     Dans le tome 2 : « Les Noces de l’Innocence », Douce n’a rien à voir avec Riprole. C’est même une parfaite étrangère à la Normandie. Elle est née et vit dans les Vosges. Fille de paysan, son amour pour un lynx l’a bannie de son village, et elle survit depuis plusieurs années comme une sauvageonne dans la montagne. Débrouillarde et courageuse, elle n’a rien à offrir, mis à part son pucelage, qu’elle se refuse à céder au premier venu. L’arrivée d’une fugitive près de son refuge vient bouleverser sa routine et elle se retrouve piégée par les sbires d’un homme cruel, qui n’hésite pas à enlever damoiselles et damoiseaux à la belle tournure pour assouvir ses plaisirs. Son caractère bien trempé et sa ruse parviendront-ils à la tirer de ce mauvais pas ? 

     Dans le tome 3 : « L’épervier de l’espoir », Judith est fille de chevalier. Mais noblesse ne fait pas forcément une dame. Reniée par son père pour avoir refusé d’abandonner l’art de soigner enseigné par sa mère, elle s’est vue mariée à un riche marchand, avant que la mort tragique de son époux ne fasse d’elle une fugitive. Recueillie par une ancienne servante, elle se cache de son pire ennemi sans pour autant se détourner de la misère des autres. Indépendante, courageuse et forte, elle ne défie la prudence que pour rejoindre son épervier. C'est ainsi qu'elle se lie à un étranger, qui comme elle devra échapper au prévôt de Calais.

     Dans le tome 4 : " La geôlière au yeux clairs " , Kate est anglaise. Fille de prisonnier, elle a été adoptée par un des geôliers à la mort de son père. Depuis l’enfance, elle aide à la prison dont elle ne s’évade qu’à travers ses rêveries. Muette suite à l’assassinat de sa mère, elle se sait d’une lâcheté affligeante, et pourtant, elle n’hésite pas un instant à se porter au secours du chevalier que son cœur à choisi. Mais la nature vous rattrape vite. Au lieu de l’aide héroïque qu’elle espère apporter, sa couardise multiplie les problèmes. Saura-t-elle se racheter ?

     Et le tome 5 me direz-vous ? Il me reste à l'écrire, mais sachez que je connais déjà tout de la dame très particulière dont il relatera l'histoire. Et je pense que sa véritable nature vous étonnera ^^.


La Belle sans Merci - Franck Dicksee

À l’exemple de mes dames, voici maintenant  la présentation de mes chevalier. Enfin, chevaliers, point ne le sont tous, mais tous en ont le cœur.

    Dans le tome 1 : « La Dame du Vallon Perdu », Tristan arrive à Riprole totalement par hasard. Voyageant simplement accompagné par son écuyer, il semble bien misérable malgré sa condition de chevalier. Il n’en attire pas moins la sympathie. Beau, noble guerrier dans l’âme, soucieux du bien d’autrui, n’hésitant pas à tirer son épée pour défendre la veuve et l’orphelin, il est le prototype parfait du preux chevalier. Trop parfait peut-être pour ne pas dissimuler l’ombre d’un secret ruinant sa vie entière. Quant à la raison qui l’amène à séjourner pendant l’hiver à Riprole elle n’est peut-être pas aussi honnête et désintéressée qu’elle le paraît.

     Dans le tome 2 :  « Les Noces de l’Innocence », Béranger est le plus jeune de la fratrie de Riprole. Doux et rêveur, il ne vit que pour le chant et la musique. Il a d’ailleurs l’intention de devenir ménestrel, au grand damn de son frère Arnault, bien décidé à faire de lui un écuyer, malgré son âge un peu avancé pour entrer dans cette condition. Mais Béranger n’a pas l’intention de tirer l’épée sur qui que ce soit. Déterminé à placer son frère devant le fait accompli d’une carrière qu’il aura choisi, il ébauche un plan, sans se douter que la délicatesse de son esprit jointe à celle de son corps, va susciter une convoitise très éloignée de celle générée par la simple musique. Brutalement privé de liberté et du soutien des siens, le tendre Béranger parviendra-t-il à s’échapper du piège qui s’est brutalement refermé sur lui malgré son manque de débrouillardise ?

      Dans le tome 3 :  « L’épervier de l’espoir », Arnault a dû reprendre le titre et les fonctions de chef de famille à la disparition de son frère aîné lors de la bataille d’Azincourt. Profondément marqué par la mort de son père, puis celle supposée de son frère, c’est un homme jeune et beau, mais sans illusion sur la dureté de son époque. Revêche, téméraire et parfois injuste dans ses prises de décisions rapides, il se moque d’être aimé et agi parfois de façon si dure que ses familiers en arrivent à le craindre. Détestant les Anglais, il leur mène une guerre sournoise au sein d’une alliance de chevaliers de l’ombre. Déchiré par un noir secret, il ne va pourtant pas hésité à passer derrière les lignes ennemis pour secourir celui qu’il pensait mort par sa faute.

 
Anthony Frederick Sandys - Queen Eleanor
Contrairement à la présentation de mes dames, je préfère attendre un peu avant de vous parler de celui qui occupera la place centrale dans le tome 4. Un petit mystère que ceux qui ont déjà lu les premiers tomes comprendront. Je puis malgré tout vous dire que nous retrouverons dans cet épisode un parfait chevalier. Peut-être pas aussi idéaliste que Tristan, mais juste et capable de discerner le bon chez ses ennemis. Reste qu’il va devoir affronter l’une des pires crises que connaîtra Riprole, et qu’il n’est pas certains qu’il parvienne à sauver tout le monde du désastre.

     Pour finir, le tome 5 ramènera un des personnages secondaires du tome 1, envoyé en mission très spéciale. Le concernant, je peux le citer : il s’agit de Thierry, l’écuyer de Tristan. Ceux qui ont lu le tome 2 se doute déjà que sont retour suscitera bien des questions pour Douce. Quant à la de sa mission elle n’aura rien d’ordinaire et risque de lui causer bien des ennuis.

     Et maintenant il ne me reste plus qu’à espérer que vous apprécierez autant de lire l’histoire des cinq dames de Riprole et de leurs conjoints que j’ai aimé les écrire.

Edmund Blair Leighton - The Arrival










jeudi 5 janvier 2017

Un bilan, des sorties prochaines et des projets

2016 aura été une année plus discrète que les précédentes. Elle n’en a pas moins été productive. Côté parutions, ce sont trois nouveaux textes qui ont vu le jour, ainsi que la mise à disposition gratuite d’une réécriture :

       - En février : "Les Âmes égarées", nouvelle fantastique de l’anthologie "Les Chasses volante –volume 1" (paru chez L'ivre-Book)

      - En juin : "Les Noces de l’Innocence", romance historique et "tome 2 des Dames de Riprole" (paru chez Lune Ecarlate Editions)

     - En juin également : "Le Baiser du papillon", nouvelle contemporaine fantastique du recueil "Des Vacances pour le Refuge –volume textes longs" (paru chez Éditions Textes Gais - Textesgais.fr)

      - En décembre : "Le Tigre de la destinée", longue nouvelle en romance historique offerte en lecture gratuite (paru chez Lune Ecarlate )



Tous ces textes sont accessibles sur Amazon, 7 switch immatériel et autre libraires en ligne, sauf le Tigre de la destinée,qui n'est téléchargeable qu'en passant par le site des éditions Lune Ecarlate pour le moment.

      - Plus une petite nouvelle surprise, sortie pour Noël que vous pouvez lire sur Wattpad (également de façon gratuite) : "Le Petit lutin facétieux, ou la véritable histoire de Noël", nouvelle humoristique.

2017 présage de la sortie de trois romans, tous en historique, bien que dans des genres différents :

      - "L’Épervier de l’espoir", "tome 3 des Dames de Riprole", vous entraînera du côté de Calais et des geôles anglaises, en pleine guerre de Cent Ans. Il vous présentera le singulier accord passé par un nouveau couple, et surtout révélera le sombre secret d’un personnage, secondaire jusque-là, et qui sera le héro de cet arc. Un épisode encore plus axé sur l’aventure que celui retraçant les déboires de Béranger dans le tome 2. En plus de révélations, attendez-vous à de l’action, mais aussi à des trahisons. Ce roman paraîtra chez Lune Ecarlate Editions.

      - Quant aux deux autres romans, je laisse mes éditeurs les annoncer avant de vous en parler davantage. Sachez cependant qu’ils devraient paraître dans le premier semestre.

Mes projets pour 2017 s’axent quant à eux principalement sur :

     - La rédaction du dernier tome des "Dames de Riprole". Et là, je vous réserve une surprise concernant le couple qui illustrera cet épisode, et marquera la fin de cette série.

     - L’écriture d’un nouveau roman gay contemporain. Une romance, qui sera pourtant loin d’en être une dans le sens strict du terme.

      - Et si je dispose d’encore un peu de temps, la reprise de "La Colline de l’oubli", dont la réécriture sera complétée par l’ajout de plusieurs chapitres.

mardi 6 septembre 2016

De la misogynie dans l'écriture ?



     Je lis parfois que des auteurs s’adonnent à une certaine misogynie lorsqu’il s’agit d’écrire des romans parlant d’homosexualité masculine. Le pire, c’est qu’il semblerait que ce défaut pointe principalement de la part d’auteurs femmes. Et là, j’ai du mal à comprendre. 

     Dans un monde où la femme vit déjà suffisamment de mise à l’écart, je trouve cela dommage. Ponctuellement, c’est tout à fait défendable, dans le sens qu’il existe de tout pour faire un monde et que nos personnages suivent ce schéma. C’est quand cela devient systématique que le bât commence à blesser. Le fait de mettre en avant des héros homosexuels doit-il automatiquement amener à taper sur l’autre sexe ? Je ne pense pas. Tout comme je suis persuadé que dans la vraie vie, la plupart des  gay n’éprouvent absolument pas ce genre de mépris.

     Alors, d’où vient cette dérision frisant la condescendance pour la femme de la part de certains auteurs, elles-mêmes femmes ? Je n’en sais fichtrement rien, mais cela m’intrigue. Pour ma part, j’essaye, autant que faire ce peu, d’éviter ce travers. 

     Mon dernier roman en cours parle de la Chine à la fin du XIXe siècle, d’un bracelet mystérieux et d’homosexualité masculine. Trois femmes, en tant que personnages secondaires, y tiennent une place importante. Leurs agissements influent même grandement sur le déroulement de l’histoire. Certaines se trompent, d’autres suivent leur caractère ou bien s’en réfèrent au poids des traditions. Leurs sentiments à la perte d’un être cher peuvent aussi les amener à réagir de façon cruelle, mais je l’espère toujours justifiée.

     L’une apprendra de ses erreurs, l’autre se renforcera dans sa dureté par amour, quant à la troisième, son rang orientera ses réactions en fonction de la place qu’elle occupe, et non de ses désirs propres. En conclusion, même si le parcours de ces femmes les pose parfois en obstacle à l’attachement profond de mes héros, je n’ai pas l’impression de sous-estimer l’importance de la gent féminine. 

     À travers les 29 chapitres déjà écrits, j’ai cherché à montrer comment le cours des évènements peut enclencher une évolution inattendue, et pousser à des interventions significatives, sans pour autant qu'elles soient systématiquement négatives. Enfin, voilà tout au moins ce à quoi je m'efforce. Ai-je réussi ? De cela, j’espère un jour avoir la confirmation par vous-même, suite à la lecture de ce roman.
 Peinture de Wu Shanming