lundi 8 juillet 2013

Les états d'âme d'un auteur



     Le onze juillet. Voilà une date que je devrais retenir, puisqu’elle correspond à la sortie de La colline de l’oubli.




     Comment se sent-on à l’approche de la parution de son premier livre ?... Mal ?... Bien ?... Sans état d’âme ?... Personnellement, je dirais que je traverse une phase transitoire de trac aigu. La preuve, je n’ai pas arrêté de reporter la rédaction de cet article. Du genre à avoir envie de me glisser au fin fond d’un placard tout en sautant de joie.

     En fait, je suis particulièrement anxieuse de découvrir la façon dont ce texte sera accueilli. Plaira-t-il ? Mon écriture un peu surannée saura-t-elle séduire ? Aurais-je seulement des lecteurs ?... Oui, des questions comme ça, je peux vous en sortir au kilomètre. Je sais que les auteurs sont censés avoir un ego surdimensionné, mais là, je crois que ma muse m’a poussée dans la mauvaise marmite.

     En fait, rien de neuf sous le soleil penseront ceux qui me connaissent. Ceci dit, je suis aussi très heureuse, particulièrement surexcitée, et pleine de reconnaissance pour ceux sans qui cette aventure n’aurait pas pu se réaliser. Il n’empêche que mélangez le tout, et vous obtenez un cocktail peu indiqué pour une personne qui se veut zen. J’ai bien écris « qui se veut », et non pas « qui est », ceci à l’adresse de mes proches qui passeraient par-là ^^.

     Et malgré tout ce chambardement émotionnel, ou peut-être grâce à lui, je vis un des plus beaux moments de ma vie. Un peu à l’image de ces épisodes de notre enfance qui nous marquent pour la vie entière. Etrangement, c’est peut-être à l’un d’entre eux que je dois d’avoir écrit cette histoire.

     Quand j’étais petite, mes parents étaient des fans de John Wayne. S’ils l’avaient pu, ils auraient regardé certains de ses films en boucle. Et non, le lecteur de DVD n’existait pas encore, et pour tout vous dire il n’y avait même qu’une seule chaîne en noir et blanc. 

     Ce fonds de référence servait nos jeux d’enfants, et je crois que je n’ai pas passé un été entre six et neuf ans sans jouer aux cow-boys et aux Indiens. Pour être honnête, j’aspirais parfois à d’autres occupations, mais seule fille au milieu d’un petit clan de garçons, force m’était de me plier au vote majoritaire. 

     Dans ces vieux films, les Indiens n’avaient pas toujours le beau rôle. Pas souvent même. Et fatalement, lorsque nous construisions nos scénarios, neuf fois sur dix le bon cow-boy devait vaincre le méchant Indien. J’ai d’ailleurs finis par trouver ça particulièrement injuste. Non pas pour défendre des idéaux, mais simplement parce que ces messieurs désirant généralement avoir le bon rôle, la plupart du temps je me retrouvais dans l’autre camp. Parce que j’étais la plus petite, la plus timide, et en plus… j’étais une fille. Ceci dit, c’était une excellente école pour développer des ruses de Sioux ^^, qui me permettaient de leur jouer de tours pendables pour leur échapper ^^. 

     Bientôt, dans trois jours, paraîtra ma novella. J’ai écrit cette histoire en me remémorant ces souvenirs d’enfants. Sans nos jeux d’autrefois, je me dis que plus tard, je n’aurais peut-être pas eu la curiosité de m’intéresser à la culture amérindienne, et que le thème de cette histoire aurait sans doute été très différent. Comme quoi, les événements d’une vie se réassemblent parfois malgré les années d’écart, avec des conséquences inattendues.

     Et si vous êtes curieux d’en découvrir un peu plus sur les particularités de ce texte, faites un petit détour par le lien des Editions Laska ci dessous : 

 Entretien avec Eve Terrellon 


 Editions Laska que je vous invite par ailleurs à découvrir.

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